Le Bazar Central de Port-Louis d'abord, institution depuis 1844 : ouvert du lundi au samedi de 5h30 à 17h30 (dimanche jusqu'à midi), il empile pyramides de légumes, montagnes d'épices, tisanes « miracle » et souvenirs sous une halle métallique classée. Monte à l'étage artisanat pour les paniers en vacoas et les nappes brodées, mais goûte d'abord un alouda glacé au rez-de-chaussée (Rs 30) — le stand historique a la file la plus longue, c'est le bon. Attention aux poches dans la cohue de fin de matinée.
Le marché de Flacq, le plus grand marché à ciel ouvert de l'île, bat son plein le mercredi et le dimanche : les maraîchers de tout l'est y déballent dès 6h, et l'ambiance y est restée 100% locale. À l'ouest, les foires de Quatre Bornes (jeudi et dimanche) sont LA référence textile : linge de maison, robes légères et contrefaçons assumées à prix cassés. Mahébourg le lundi reste le plus charmant, entre front de mer et étals de gâteaux — combine-le avec l'itinéraire du Sud sauvage.
Que rapporter ? Les épices en poudre (massala, cari, safran péi — en fait du curcuma — Rs 50 – 100 le sachet), la vanille Bourbon (Rs 200 – 400 la gousse selon calibre), le sucre de canne spécial, les achards et la pâte de piment maison. Les gousses de vanille et le rhum passent la douane sans souci ; les fruits frais, non. Pour l'artisanat véritable — modèles réduits de bateaux, paniers, ravannes — préfère les ateliers (Mahébourg, Curepipe) aux stands à touristes.
L'art du marchandage mauricien tient en une phrase : tout se négocie sauf la nourriture. Les légumes et les gâteaux ont un prix fixe et honnête ; les souvenirs, tissus et paréos affichent eux une « marge sourire » de 30 à 40%. Demande « Komie sa ? », divise par deux avec un grand sourire, et retrouvez-vous au milieu autour d'un compliment sur la marchandise. Si le vendeur ne rit pas, c'est que tu es allé trop bas. Astuce locale : les meilleures affaires se font en fin de marché, quand les étals plient — et toujours en cash, petites coupures.