Bonne nouvelle d'abord : Maurice est indemne de paludisme, aucun vaccin n'est exigé à l'entrée (hors provenance de zones à fièvre jaune), et l'eau du robinet est officiellement potable — même si tout le monde, Mauriciens compris, passe à l'eau en bouteille après un cyclone ou de grosses pluies. Le système de santé est le meilleur de la région : hôpitaux publics GRATUITS pour tous, touristes inclus, et cliniques privées de niveau international.
L'ennemi public numéro un s'appelle soleil tropical : l'indice UV atteint 11+ en été et brûle une peau claire en quinze minutes, même sous les nuages. Le protocole local : crème indice 50 renouvelée toutes les deux heures, lycra pour le snorkeling (le dos qui cuit à plat ventre dans le lagon est LA blessure de vacances mauricienne), chapeau et hydratation — deux litres d'eau par jour minimum. Attention particulière entre 10h et 15h, et méfiance les jours venteux : la brise masque la brûlure.
Les moustiques, eux, ne transmettent pas le palu mais peuvent véhiculer dengue et chikungunya lors d'épisodes localisés, surtout en été austral. Ils attaquent à l'aube et au crépuscule : répulsif tropical (les marques locales en pharmacie sont efficaces et moins chères, Rs 150 – 300), vêtements longs clairs le soir, et clim ou moustiquaire la nuit. Signale toute fièvre forte avec courbatures dans les jours suivant une piqûre — le réflexe dengue est bien rodé dans les dispensaires.
Les pharmacies sont partout, ouvertes en général de 8h30 à 20h, et chaque région a sa pharmacie de garde le dimanche et la nuit (liste affichée sur la vitrine de chaque officine et dans les journaux). Beaucoup de médicaments courants se délivrent sans ordonnance, et le pharmacien mauricien fait volontiers office de premier diagnostic. Pour consulter : médecin généraliste en cabinet privé Rs 800 – 1 500, cliniques privées Darné (Floréal), Wellkin (Moka) ou C-Care avec urgences 24h/24. Le SAMU répond au 114.
Dans le lagon, trois précautions évitent 99% des ennuis : des chaussures d'eau contre les oursins et le corail coupant, un regard où l'on pose les pieds — le poisson-pierre est rarissime mais réel dans les zones rocheuses — et pas de baignade dans les passes. En cas de piqûre marine, eau très chaude sur la zone (le venin est thermolabile) et direction le centre de santé le plus proche. Astuce locale : le gel d'aloe vera du supermarché (Rs 150) est le meilleur ami des coups de soleil — les grands-mères mauriciennes utilisent, elles, la pulpe fraîche du jardin.