Blue Bay d'abord, le seul parc marin protégé de l'île et son aquarium naturel : 38 espèces de coraux, nuées de poissons-papillons et eau à 25 – 29°C toute l'année. Entre tôt (avant 9h30) depuis la plage publique, nage vers les bouées du parc et laisse-toi dériver. Les bateaux à fond de verre proposent aussi la sortie avec arrêt snorkeling pour Rs 400 – 600 par personne — choisis un opérateur qui jette l'ancre sur les corps-morts, jamais sur le corail.
Sur la côte nord, Trou aux Biches reste la valeur sûre : les patates de corail commencent à 30 mètres du bord, face au temple tamoul, avec poissons-clowns, murènes et parfois un poulpe joueur. Pereybère complète bien la journée avec sa baie profonde. Mention spéciale à Pointe aux Piments, plus confidentielle : c'est ici que les tortues vertes viennent brouter — les croiser à la nage, à 50 mètres de la plage, reste un moment suspendu. On observe, on ne touche jamais, on ne poursuit pas.
À l'ouest, Flic en Flac aligne des kilomètres de lagon translucide. Le meilleur secteur se situe face à l'hôtel Villas Caroline, où le tombant intérieur attire une belle vie marine. Attention absolue à la passe au sud de la plage publique : le courant y aspire vers le large, reste dans la zone balisée. Plus au sud, le lagon de La Preneuse et l'île aux Bénitiers (accessible en excursion, Rs 1 200 – 1 800 avec arrêt au Crystal Rock) complètent un très joli programme.
Le matériel se loue partout (Rs 200 – 300 la journée pour masque et tuba), mais un set correct s'achète Rs 800 au Decathlon de Bagatelle ou dans les boutiques de Grand Baie — vite rentabilisé. Ajoute des chaussures de récif contre les oursins et un lycra anti-UV : à midi, le soleil traverse l'eau et carbonise les dos. Règle d'or du lagon : on ne marche jamais sur le corail, on ne nourrit pas les poissons, et on garde 2 mètres de distance avec les tortues. Astuce locale : la visibilité est toujours meilleure le matin, avant que l'alizé ne lève le clapot — et à marée haute, le lagon gagne un mètre de poissons.