Le dholl puri d'abord : deux galettes moelleuses aux pois cassés, garnies de cari gros pois, chutney et achard. Rs 15 – 25 pièce, on en mange deux. Les meilleurs se débattent entre Port-Louis (Chinatown), Rose-Hill et Mahébourg.

Les gato pima (beignets de piment), gato arouille (taro) et samoussas se vendent en cornets de papier devant les écoles et gares routières à l'heure du thé (15h – 17h). Rs 5 pièce, addictifs.

L'alouda pour finir : lait, agar-agar, graines de basilic et sirop, servi glacé au marché central de Port-Louis. La version coco de Mahébourg vaut le détour. Et le week-end, cherche le briani cuit au feu de bois sous chapiteau — un régal à Rs 100.

Comment repérer le bon stand ? Règle d'or mauricienne : suis la file. Un marchand devant lequel les employés de bureau, les écoliers et les mamies font la queue à 16h, c'est une valeur sûre. Privilégie la friture minute — le gato pima doit te brûler les doigts — et les stands où la marchandise tourne vite. Ton estomac de voyageur te dira merci : en dix ans, la street food mauricienne s'est professionnalisée, gants et vitrines sont devenus la norme.

N'oublie pas le rayon sucré : la napolitaine (deux sablés fondants soudés à la confiture et glacés de rose, Rs 10 – 15), le gato coco flashy des bazars, le poutou de riz vapeur et les gato zinzli au sésame de Chinatown. Tu les trouveras chez les pâtissiers de quartier et sur les étals du marché — parfaits avec un thé vanille à 15h, en vrai Mauricien.