Disons-le d'emblée : Maurice est un pays où l'on voyage seul(e) sereinement. La criminalité violente envers les visiteurs est rarissime, les Mauriciens sont d'une hospitalité désarmante, et une femme seule en bus traversera l'île sous les conseils bienveillants de tout le véhicule. Les vrais risques sont plus prosaïques : petits vols opportunistes sur les plages et coups de soleil de champion.
Les règles d'or tiennent sur un ticket de bus. Un : ne laisse jamais tes affaires sans surveillance sur la plage pendant la baignade — confie-les au kiosque ou emporte un sac étanche. Deux : évite les rues désertes de Port-Louis après la fermeture des bureaux (la capitale se vide dès 18h) et les plages isolées à la nuit tombée. Trois : range le téléphone qui dépasse de la poche arrière au marché. Quatre : en soirée, garde un œil sur ton verre, comme partout dans le monde. C'est à peu près tout.
Numéros à enregistrer avant de partir : police 999 (ou 112 depuis un mobile), SAMU 114, pompiers 115. La Tourist Police, dédiée aux visiteurs, patrouille les zones balnéaires et répond au 213 3894 — des postes existent à Grand Baie et Flic en Flac. Les hôpitaux publics soignent gratuitement, y compris les touristes ; pour les urgences confortables, les cliniques privées (Darné à Floréal, Wellkin à Moka) prennent la carte bancaire et les assurances voyage.
Voyager solo à Maurice, c'est surtout une occasion en or de rencontres : les tables d'hôtes t'assoient d'office avec d'autres convives, les guesthouses familiales adoptent les solitaires en 24 heures, et les sorties partagées (dauphins, catamaran, randos guidées) forment des bandes éphémères dès le petit matin. Astuce locale : apprends trois mots de kreol et prends le bus au moins une fois — c'est le meilleur réseau social de l'île, et il coûte Rs 25.